© Clélia Schaeffer

Love Labo

La compagnie Love Labo est en résidence artistique à la FEU depuis 2015.

Love Labo est dirigée par la chorégraphe et artiste de la performance Nathalie Broizat. Elle reçoit le soutien de Danse Dense. La compagnie développe un style de performance chorégraphique unique inspiré des 10 années d’expérience de Nathalie Broizat aux Etats-Unis suite à une bourse Fulbright. Depuis 2001, elle a créé de nombreuses pièces de courtes et longues durées (Lightness 25, Conversion, Amour Where are You, etc). Ses premières recherches à New York portent sur l’identification du « monde interne » de l’individu en termes de mouvements. Elle chorégraphie à partir des outils de Laban Movement Analysis élaborant une écriture chorégraphique minutieuse. En 2004, elle devient membre de la compagnie Rachel Rosenthal, pionnière en Performance Art à Los Angeles, où elle travaille pendant plus de 6 ans. En parallèle, elle poursuit ses propres recherches et créé de nombreuses pièces qui sont jouées dans des lieux tels que Highways Performance Space, Redcat, le Getty Center, le MOCA (Museum of Contemporary Art) à Los Angeles, et le Single File Festival de Chicago.

De retour en France, elle travaille comme interprète pour Marco Berrettini, Anna Gaïotti, Anne Rebeschini et prochainement avec Caroline Breton. Elle hérite de la technique de performance DbD (Doing by Doing) de Rachel Rosenthal pour la développer en France dans la création et les actions artistiques.

En juin 2016, elle présente sa première création à la FEU, le trio InstantT. En février 2020, elle crée InstantT2020, une pièce pour 10 danseurs, dont la première a lieu au Festival Danse Dense en mars 2020 et au festival Artdanthé 2020. Son travail présente des collages qui traitent des affres de notre monde contemporain, invitant le public à se connecter au monde de l’intime et du sensible, avec un sens de l’humour décalé.

C’est dans le cadre de sa résidence artistique qu’elle développe les DbD Workshops (Doing by Doing), des laboratoires de recherche et de performances pour des professionnels, des amateurs, ainsi que des scolaires. Elle présente des Performances DbD publiques chaque année à la FEU, dont la première, Fresques, s’inspirait des fresques du Grand Salon de Robert La Montage St Hubert. Grâce au socle que propose la FEU, les DbD Workshops se développent également hors les murs : DbD Workshops au Centre National de la Danse à Paris et à Lyon, parcours Culture et Art au Collège, DbD Workshops au Lycée, DbD Workshop dans le cadre humanitaire etc.

Nathalie Broizat crée une fusion de la méthode DbD avec sa propre méthodologie de travail. Le DbD a pris racine à New York au début des années 50 dans le cercle Cage/Cunningham/Rauschenberg dont Rachel Rosenthal faisait partie avant de s’installer à Los Angeles. “Doing by Doing” est la philosophie sous-jacente. C’est une méthode qui connecte tous les aspects de la performance : le corps, le mouvement, les accessoires, les costumes, les décors, la musique, les lumières. Catherine Grenier, commissaire de l’exposition « Los Angeles 1955-1985 » au Centre Georges Pompidou à Paris en 2006, précisait que la technique de Rachel Rosenthal obéit aux contraintes temporelles des œuvres plastiques.

Aujourd’hui, l’œuvre de Nathalie Broizat se construit entre des enjeux historiques, et des enjeux esthétiques contemporains, qu’elle développe dans une démarche singulière. Sa dernière pièce, InstantT2020, interroge la dynamique du groupe et de la place de l’individu au sein du groupe.

© Isamar

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