Harriet Hale Woolley

Une femme visionnaire

Son histoire

Née à Chicago le 7 juin 1872 et décédée à Monte Carlo le 4 avril 1929, Madame Woolley laisse derrière elle un héritage culturel et social qui continue d’inspirer chaque jour la FEU.

Elle a établi un fond monétaire spécial qui soutient chaque année de jeunes artistes résident au 5ème étage de la FEU. Harriet Hale Woolley était passionnée par l’idée de donner aux artistes américains la possibilité d’élargir leurs horizons et de découvrir le monde.

La dévotion de Woolley à encourager la créativité perdure, et nous sommes fiers de vous partager à travers cette série son histoire ainsi que celles de tous les artistes qui ont bénéficié de sa générosité.

Un legs au service des arts, de la musique et de la psychiatrie

Harriet Hale Woolley, dont le divorce parisien de Clarence Mott Woolley avait défrayé la chronique en 1912, s’était établie en Europe et soutenait les arts et la musique. L’une des donatrices principales dans la construction de la FEU, elle partageait avec les Gage le souhait de contribuer au « rapprochement international » (The New York Times, 1931).

Elle était elle-même musicienne et s’installa près de Florence à la fin de sa vie, tout en continuant de passer le mois d’août au Touquet, sur la côte d’Opale. Elle prévoit que les bourses récompensent des étudiants en arts et en musique, mais également en psychiatrie. Elle considérait en effet que cette discipline encore nouvelle à l’époque, et dont la France était pionnière, lui avait sauvé la vie.

Son testament précise la composition des premiers jurys qui comprenaient à l’origine Albert Spalding, violoniste américain. Quatre des dix bourses initialement prévues était accordées à des musiciens. Quatre autres étaient réservées à des étudiants en psychiatrie, octroyées par les médecins suisse et français Charles de Montet et Elie Joakimopoulos. Les deux dernières bourses revenaient à des artistes.

La grandeur d’esprit de ce legs contredit, par son acte, les piques de son ex-belle-mère, publiées dans le journal The Chicago Tribune en 1913 : « She’s an extravagant, wasteful woman, and my boy has been indulgent. » Aujourd’hui, son extravagance est synonyme de générosité et poursuit, année après année, l’amitié franco-américaine si chère à l’Amérique du début du XXe siècle pour nourrir des artistes de tous horizons.